6 astuces pour apprendre efficacement le vocabulaire

J’ai une excellente nouvelle à vous annoncer : si vous avez cliqué sur cet article, c’est que votre motivation pour apprendre est forte ! Pour progresser, il faut savoir utiliser des astuces qui vont vous aider. Cet article est là pour ça ! Plus qu’une simple liste, j’espère que vous y trouverez des informations vraiment utiles. Les idées présentées viennent de mon expérience personnelle et de celle de mes élèves : j’ai beaucoup appris grâce à toutes leurs remarques, merci à eux !

 

1. Une thématique homogène

C’est plus simple d’étudier le vocabulaire par catégories (verbes, animaux, météo, etc.) que des mots variés apparus dans un article de presse, par exemple. L’avantage, c’est qu’on associe plus facilement le mot à sa thématique même si on ne se souvient plus de sa signification.
Exemple : récemment avec mes élèves A1/A2 nous avons étudié un texte. Quand j’ai demandé si tout était clair, une personne ne comprenait pas le mot « randonnée » mais elle savait que c’était un sport. En effet, il y a quelques mois nous avions vu cette thématique.

 2. La mise en contexte

La seule traduction ne suffit pas toujours. Un mot isolé sera moins explicite qu’un mot placé dans une phrase ou accompagné d’éléments de contexte. Effectivement, il est plus probable de se souvenir du sens d’un mot si on se souvient du contexte, d’un exemple d’utilisation. C’est surtout utile pour le vocabulaire plus abstrait.
Exemple : le mot « exubérant » n’est pas évident pour un élève polonais car il possède plusieurs traductions possibles. Par contre, avec des exemples d’utilisation précis, comme « la nature exubérante », « un enfant exubérant », son sens devient plus compréhensible. 

 3. Faire travailler les sens

    Plus nos sens participent à l’apprentissage, plus les mots restent en tête. Si vous voulez savoir pourquoi, je vous conseille cet article : https://www.didask.com/blog/articles/cinq-sens-apprentissage/ . Évitons les listes de mots qui n’en finissent pas, c’est décourageant ! Utilisons des images (la vue), répétons à voix haute ou chantons (l’ouïe), écrivons sur du papier (le mouvement). Choisissez ce qui vous convient le mieux et activez vos sens !
    Exemple : je travaille avec des images. Je les utilise pour introduire de nouveaux mots, faciliter la compréhension et l’expression orale. Voici quelques exemples :
     

     4. Les moyens mnémotechniques

      Explorez les techniques qui aident votre mémoire. Il y en a beaucoup. Pour en savoir plus, lisez cet article : https://www.sebastien-martinez.com/moyen-mnemotechnique/
      Exemple : personnellement, j’aime beaucoup les associations d’idées. Plus c’est bête, mieux ça passe. Voici un exemple de deux de mes étudiantes : la signification du mot « triste » est évidente si on connaît l’histoire de Tristan et Iseut. Pour réviser une thématique pendant le cours, j’utilise des cartes mentales que les élèves remplissent avec les mots connus. Voici un exemple :
       

       5. La mise en pratique

        Des exercices, des exercices et des exercices ... Il n’y en a jamais assez ! Quand je dis « des exercices », je ne pense pas seulement à ceux écrits à la main dans un cahier. Il existe des ressources en ligne (quiz, jeux interactifs, etc), des activités créatives, etc. Chacun possède son type d’exercices préférés.
        Exemple : actuellement je fréquente un cours d’espagnol. Oui, les enseignants apprennent aussi ! Après chaque leçon, j’écris les nouveaux mots et les expressions utiles dans un fichier. Je vérifie leur orthographe, leur signification exacte, je cherche des phrases exemples. Ainsi je travaille et retravaille les mots. Une fois fini, je les trie alphabétiquement, je les copie dans mon cahier et je répète à voix haute. J’apprends sans vraiment étudier par cœur, je préfère la pratique. À vrai dire, je ne le fais pas après chaque cours, car je finis vers 19 heures, le vendredi ...

         6. Les répétitions

          Les choses apprises ont tendance à se cacher dans des coins poussiéreux de notre mémoire. Comment l’éviter ? Revenez occasionnellement au vocabulaire déjà connu.
          Exemple : quand j’introduis le lexique de la météo, j’en profite pour faire réviser les vêtements (ou à l’envers). « En automne je porte ... parce qu’il fait ...  ».

          Félicitations, vous êtes arrivé à la fin de cet article. Merci de m’avoir consacré votre temps. Il est important pour moi qu’on puisse communiquer, donc tous les commentaires sont plus que bienvenus.

          Renée

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